Présentation

 

DE L’ALERTE AUX MENACES EN 2011

"Les Anglais commencent à ressentir les contrecoups des évènements récents en Lybie et ont ainsi fait passer leur niveau de sécurité de « Contrarié »
à « Agacé ». Bientôt, néanmoins, les niveaux de sécurité sont susceptibles d’évoluer à nouveau jusqu’au seuil d’« Irrité » ou même d’« Un peu fâché ». Les Anglais n’ont pas été « Un peu fâchés » depuis le Blitz de 1940 lorsqu’ils se sont presque retrouvés à court d’approvisionnement de thé.
Les terroristes ont été quant à eux reclassés de
« Ennuyeux » à « Sacrément pénibles ».
La dernière fois que les Britanniques ont décrété le niveau d’alerte « Sacrément pénible » était en 1588, quand ils étaient menacés par l’Armada espagnole.
Les Écossais ont élevé leur niveau d’alerte de
« Ras-le-bol» à « Finissons-en avec ces salauds ». Ils n’ont pas d’autres niveaux d’alerte. C’est la raison pour laquelle ils ont été placés en première ligne de l’armée britannique au cours de ces 300 dernières années."


John Cleese
Acteur britannique, écrivain et personne de grande taille



Voici la deuxième édition d’un festival unique en son genre, tant par la thématique qu’il aborde – les conflits vus par les cinéastes, les reporters ou les concepteurs de jeux vidéos – que par le territoire sur lequel il se déroule et la pluralité des supports qu’il présente.

Issu de la volonté collective de tous les partenaires publics qui l’accompagnent, War on Screen 2 s’inscrit dans l’Histoire, en rendant hommage à tous ceux qui ont payé leur tribu à la mémoire de la première guerre mondiale autant que dans l’actualité la plus immédiate en interrogeant les Printemps et Révolutions Arabes. Entre ces deux piliers, la programmation ouvre la perspective sur un siècle de conflits à Sarajevo ; parallèlement, elle rassemble les visions de 11 cinéastes anticipant une hypothétique troisième guerre mondiale dont on voit qu’elle peut être abordée sous l’angle de la parodie tout comme celui de l’apocalypse ou d’un retour aux valeurs essentielles.

Au jeune public est proposé un panorama retraçant la deuxième guerre mondiale à travers les yeux d’enfants autant que par les aventures héroïques portées par le meilleur du cinéma d’animation.
Parmi les réalisateurs qui ont placé la guerre au centre de leur œuvre, John Boorman constitue un exemple remarquable par la diversité des périodes et des genres qu’il embrasse ; le festival lui consacre sa rétrospective monographique.

Fictions, documentaires, archives, séries télévisées, jeux vidéo, ciné- concert, ateliers de création pour les jeunes, témoignent d’une palette élargie de regards et d’approches artistiques. La création mondiale d’une œuvre musicale et visuelle de Michael Nyman illustre cette ouverture sur tous les langages et sur la création d’aujourd’hui se penchant sur le plus grand conflit de l’histoire du monde.

A travers Michael Nyman, John Boorman, mais aussi Richard Attenborough récemment décédé et Michael Winterbottom, le festival invite le cinéma britannique.
La diversité des approches, source du succès de la première édition, alimente et irrigue les 100 films présentés ici. Résolument international, le festival accueille tous les continents à travers des films de 29 pays.

Les compétitions internationales présentent des films inédits de l’année en cours, témoignant de la vivacité des cinéastes d’aujourd’hui à aborder les conflits avec ferveur et imagination.Tout comme pour
la première édition, le jury international regroupe des personnalités d’horizons différents, réalisateurs, reporters et autres professionnels, recoupant les approches de l’image animée sous le regard d’un président, Mohsen Makhmalbaf, ayant traversé dans la vie comme dans ses films, des conflits mêlant l’Histoire à son propre parcours.

Le jury lycéen bénéficie de la présidence de Muriel Coulin, réalisatrice en pleine empathie avec les sensibilités du jeune âge, pour affiner ses approches des courts-métrages en compétition.
De nombreuses avant-premières, des séances spéciales originales, des invités venant partager leur passion pour le cinéma, gageons que le public soit encore plus enthousiaste et plus nombreux pour venir voir ces films inédits ou à redécouvrir.

Que soient remerciés tous ceux qui œuvrent à faire de ce festival un vecteur essentiel du développement d’un territoire riche en histoire et qui croient fermement en la puissance évocatrice et créatrice de l’image et des artistes, pour que le monde de demain n’ignore pas les messages qu’hier et aujourd’hui lui adressent.


Philippe BACHMAN
Délégué général et artistique






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