LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

LA GRANDE GUERRE




La guerre 14 est partout cette année et notre festival n'allait évidemment pas manquer de commémorer cet événement. Nos programmations de films traversés par cette guerre  vont s'étendre sur cinq ans, jusqu'en 2018, et c'est par pays et thématiquement que nous allons aborder ce conflit matriciel. L'Angleterre est le pays dont nous accueillons le plus de films cette année. D'autres pays suivront, d'autres points de vue donc.
Deux thèmes ont été choisis pour inaugurer cette longue rétrospective : tout d'abord, le rire. Comme on l'a déjà vu à l'occasion de la première édition, le rire est le plus souvent l'arme de résistance aux horreurs de la guerre et à son absurdité, mais il peut aussi faire passer, comme dans Charlot soldat sorti à la toute fin de la guerre, une description sensible de la terrible condition du soldat. La comédie, la satire, la comédie musicale sont autant de genres convoqués dans les autres films pour raconter et dénoncer, avec un humour souvent féroce, la misère, la folie, l'arrogance, l'égoïsme, en un mot la bêtise, qui conduisent à la guerre.
Le second thème est : Les espionnes dans la Grande Guerre. Mélange d'érotisme et de suspense garanti. Merveilleux rôles ambigus où les héroïnes sont déchirées entre le devoir et le sentiment, le travail et le plaisir. Les actrices Marlène Dietrich, Valerie Hobson, Jeanne Moreau et Dita Parlo se régalent dans ces rôles qui mettent à l'épreuve leur goût de l'action et leur sex-appeal sous les yeux, souvent amoureux, de très grands metteurs en scène comme Joseph von Sternberg, George-Wilhem Pabst, Michael Powell, et Jean-Louis Richard.

Olivier Broche



RÉTROSPECTIVE : RIRE DE LA GRANDE GUERRE


AH! DIEU, QUE LA GUERRE EST JOLIE (1969), de Richard Attenborough

CHARLOT SOLDAT (1918), de Charles Chaplin

LA VICTOIRE EN CHANTANT (1976), de Jean-Jacques Annaud 

LE ROI DE COEUR (1966), de Philippe de Brocca 

 


RÉTROSPECTIVE : LES ESPIONNES


AGENT X27 (1931), de Josef Von Sternberg 

L'ESPION NOIR (1939), de Michael Powell

MATA HARI, AGENT H21 (1964), de Jean-Louis Richard

SALONIQUE NID D’ESPION (1936), de Georg Wilhelm Pabst

 

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